Rio Mavuba : « C’était dur de rester en France et de jouer ailleurs qu’à Lille »

Canal+ a consacré un reportage sur Rio Mavuba. L’occasion pour le principal intéressé de revenir sur son choix de rejoindre Prague. « C’est sympa comme ville. Je suis là, toujours vivant, ne vous inquiétez pas (sourire). Je sais que ça a surpris mais j’ai tout simplement choisi Prague parce que c’était un club qui m’offrait l’opportunité de jouer la Coupe d’Europe. Malheureusement, on s’est fait éliminer lors des tours préliminaires de l’Europa League. Mais surtout, c’est un club qui est fait pour jouer le titre. Pour moi, c’était dur de rester en France et de jouer ailleurs qu’à Lille […] Si tout se passe bien, je pense que ça sera mon dernier contrat ».

 

bandicam 2017-10-27 20-10-44-133

 

L’ancien joueur des Girondins est également forcément revenu sur son départ du LOSC et de ce fameux ‘loft’. Il confirme cependant qu’il devrait bien revenir dans le Nord à la fin de sa carrière. « Je pense que comme ça me l’a été indiqué, il y avait un nouveau projet et ils ne comptaient pas sur moi. On a bien vu que c’est un projet avec de jeunes joueurs avec un fort potentiel et on va dire que je ne suis plus tout jeune. Evidemment que j’aurais aimé qu’on me traite autrement, ça serait mentir si je disais non. J’aurais aimé que ça se passe différemment. Maintenant, je vois que beaucoup de clubs procèdent comme ça, dès qu’ils ne comptent plus trop sur un joueur, il est mis à part. Je trouve ça dommage. Heureusement qu’on était nombreux dans ce loft. On se disait qu’on pouvait faire un bon championnat avec l’équipe du loft (sourire). Je n’en veux pas à Marcelo Bielsa, j’ai toujours respecté les choix de mes entraîneurs. Après c’est sûr que si j’avais été là, j’aurais aimé montrer de quoi j’étais capable mais j’ai respecté, c’est un choix. Ils ont voulu partir sur une autre direction. C’est lui qui a fait ses choix, c’est lui le premier responsable. Je pense qu’il assume. En tout cas, il ne se cache pas derrière ça, on ne peut pas lui reprocher ça […] C’est vrai que c’était un accord que j’avais eu avec Michel Seydoux et qui a été conservé par la nouvelle direction. Peut-être un jour devenir entraîneur des jeunes. Le terrain, c’est là où je me sens le mieux ».

 

Rio était à Enquêtes de Foot mercredi

Rio était présent sur Canal+ mercredi soir dans l’émission Enquête de Foot. Le capitaine du LOSC a été interrogé sur différents sujets comme celui de Mathieu Valbuena, les paris sportifs ou encore la détection en Guadeloupe. Nous vous proposons sa réaction sur son lien avec le milieu de terrain lyonnais et ami d’enfance, ainsi que le « Valbuena Bashing »

 

Mavuba Valbuena

 

« On se connait très, très bien, depuis l’âge de 8-9 ans. On a vécu chacun de notre côté le football, parce qu’après Bordeaux, en -17, il est parti, et moi j’ai continué. Mais se retrouver autant de temps après à une Coupe du Monde, ça reste exceptionnel et ce qui nous arrive là-bas, c’était très beau, c’est ce qu’on s’était dit »

 

Mavuba Valbuena 2

 

Est-ce un mal aimé ?

 

« Il n’a pas su donner l’image de lui, il s’est mis cette carapace et les gens n’ont vu que ses mauvais côtés comme le fait qu’il se roule souvent par terre. Et ça, ça lui a fait défaut parce que vu son parcours, c’est un garçon qui doit être adoré de tous les français. Mais il n’a pas que des ennemis dans le foot […] Dans toutes ces histoires, il n’a pas eu à mon gout tout le soutien nécessaire. Sans cette histoire, je ne sais pas si on ferait autant attention à ses performances et même s’il ne serait pas forcément titulaire, il aurait sa place dans le groupe et ne serait pas discuté […] J’espère qu’il va rebondir et que tout ira mieux pour eux deux (avec Benzema) et pour l’équipe de France […] A mon sens on en a beaucoup trop fait, on a donné beaucoup d’importance à une histoire où il n’y aura peut-être rien du tout au final… »

 

 

CeQgryRVIAAZ9Zb.jpg large

Rio : « Ça aurait pu être ma famille »

Invité du Grand Journal de Canal+, Rio a été interrogé sur la situation actuelle des migrants prenant tous les risques pour rejoindre l’Europe. Une histoire qui n’est pas sans rappeler le passé du capitaine du LOSC…

 

« Ça me touche. Je me dis que je suis passé par là, et peut-être qu’aujourd’hui je ne serais pas là si j’avais eu le même destin que ceux qu’on a perdu ces derniers jours. Forcément, en tant que citoyen du monde et français, ça me touche. Maintenant, je trouve dommage qu’il y ait de gros incidents comme ça pour en parler […] En 1984, c’était la Guerre Civile en Angola. Mon père, ma mère, ont décidé de nous faire quitter le pays avec mes frères et sœurs. Pour une vie meilleure, tout simplement. D’après les échos que j’ai – parce que j’ai malheureusement perdu mes parents – mes frères m’ont raconté, on aspire à vivre mieux que ce qu’on a dans le pays, parce que c’est dur, et cela passe par un départ. Pour ma part, je suis né sur le bateau qui traversait la Méditerranée. Quand je vois ce qui se passe aujourd’hui, ça me prend, ça me parle, parce que ça aurait pu être ma famille et moi… ».

 

Un trait d’union avec son association, les Orphelins de Makala.

 

« Aujourd’hui, j’ai la chance d’être là. Donc j’essaie de renvoyer l’ascenseur, en aidant ces orphelins à Kinshasa pour leur rendre la vie meilleure. Dans un premier temps, je voulais faire une école de foot parce que mon père était un grand footballeur là-bas. Puis, je me suis dit en y étant allé en 1995, en voyant tous ces enfants dans la rue, que c’était dommage de ne rester que dans le football ».

 

Avec en conclusion. « Il faut qu’on se bouge tous, chacun à notre niveau, et qu’on agisse au-dessus de nous ».

 

 

Le replay de Canal

 

 

Rio au cœur des médias

La semaine dernière, Rio a répondu à une interview italienne (voir en fin d’article). Mais lundi soir, Rio était présent à Paris, étant l’invité de J+1 sur Canal + Sport. Plusieurs thèmes ont été évoqués, dont notamment « Une nuit à Makala » et son association « Les Orphelins de Makala ». Nous vous proposons donc deux vidéos ci-dessous.

 

 

 

 

 

 

L’article de Rio dans la presse italienne : Mavuba IlMessaggero 020315 (clic droit, enregistrer sous)