Le passage de Rio chez Bourdin

Rio était l’invité d’RMC ce matin (7h45) et de ‘Bourdin direct’. Jean-Jacques Bourdin l’a alors questionné sur le drame des migrants qui essayent de rejoindre le continent, et Rio a bien sur fait le rapprochement avec son association Les Orphelins de Makala, où il ne leur ment pas sur la réalité des choses et la complexité de réussir en Europe.

 

 

« Il faut que les gens sachent bien que de quitter son pays, ce n’est pas pour le plaisir, mais c’est pour avoir une vie meilleure […] Pour eux, forcément, lorsque l’on est en Europe, c’est tout de suite une vie meilleure, plus belle. Ils ne savent pas forcément qu’il y a des contraintes ici aussi. Je leur explique qu’on ne peut pas débarquer comme ça dans le pays, ce n’est pas si simple. Dans le discours en tout cas, aux orphelins, on leur explique, on leur fait bien comprendre. Mon cas, avec mon statut de footballeur, est différent et je suis un privilégié… Parfois, ceux qui viennent ici galèrent encore plus que ceux qui sont restés au pays […] Ceux qui viennent ici et échouent, par fierté lorsqu’ils rentrent au pays, n’en parlent pas assez et du coup, ils pensent que c’est facile… »

 

 

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Le capitaine du LOSC a aussi rappelé que les sportifs, eux, se mobilisent pour ces causes.

 

« C’est une chose que l’on ne précise pas beaucoup, mais il y a beaucoup de footballeurs qui s’engagent. C’est sur qu’on préfère parler des faits divers sur les footballeurs mais je vois des gens, pour ne citer qu’eux, comme Didier Drogba, Mamadou Sacko ou Samuel Eto’o, qui ont aussi une association. On n’en parle pas forcément beaucoup »

 

Enfin, la prochaine rencontre du LOSC, face au PSG, a été abordée. En parallèle bien sur du résultat du club de la capitale hier à Barcelone.

 

« On a regardé le match avec des collègues, et je me disais qu’ils risquent d’être revanchards. Donc il va falloir qu’on fasse attention quand même (rires). Hier, ils sont tombés sur une grande équipe barcelonaise et on a vu que sur ces deux matches, il y avait quand même une différence […] En tout cas, on est beaucoup mieux, donc on va essayer de faire un petit résultat à Paris ».

Rio : « Ça aurait pu être ma famille »

Invité du Grand Journal de Canal+, Rio a été interrogé sur la situation actuelle des migrants prenant tous les risques pour rejoindre l’Europe. Une histoire qui n’est pas sans rappeler le passé du capitaine du LOSC…

 

« Ça me touche. Je me dis que je suis passé par là, et peut-être qu’aujourd’hui je ne serais pas là si j’avais eu le même destin que ceux qu’on a perdu ces derniers jours. Forcément, en tant que citoyen du monde et français, ça me touche. Maintenant, je trouve dommage qu’il y ait de gros incidents comme ça pour en parler […] En 1984, c’était la Guerre Civile en Angola. Mon père, ma mère, ont décidé de nous faire quitter le pays avec mes frères et sœurs. Pour une vie meilleure, tout simplement. D’après les échos que j’ai – parce que j’ai malheureusement perdu mes parents – mes frères m’ont raconté, on aspire à vivre mieux que ce qu’on a dans le pays, parce que c’est dur, et cela passe par un départ. Pour ma part, je suis né sur le bateau qui traversait la Méditerranée. Quand je vois ce qui se passe aujourd’hui, ça me prend, ça me parle, parce que ça aurait pu être ma famille et moi… ».

 

Un trait d’union avec son association, les Orphelins de Makala.

 

« Aujourd’hui, j’ai la chance d’être là. Donc j’essaie de renvoyer l’ascenseur, en aidant ces orphelins à Kinshasa pour leur rendre la vie meilleure. Dans un premier temps, je voulais faire une école de foot parce que mon père était un grand footballeur là-bas. Puis, je me suis dit en y étant allé en 1995, en voyant tous ces enfants dans la rue, que c’était dommage de ne rester que dans le football ».

 

Avec en conclusion. « Il faut qu’on se bouge tous, chacun à notre niveau, et qu’on agisse au-dessus de nous ».

 

 

Le replay de Canal

 

 

Jamais deux sans trois

Le LOSC a remporté une victoire importante dans la fameuse course à l’Europe de fin de saison et se donne ainsi les moyens d’y figurer. Il s’agit d’une troisième victoire consécutive pour les Dogues, qui les ramène à quatre points des Girondins de Bordeaux, sixièmes (2-0).

Voici les statistiques du capitaine lillois qui est sorti à la 63ème minute, étant quelque peu ‘handicapé’ d’un carton jaune écopé à la 37ème minute.

 

Ballons joués : 33

Ballons gagnés : 13

Ballons perdus : 15

Passes réussies : 70%

Coups-francs : 3

Faute subie : 1

Fautes commises : 4

Carton jaune : 1

 

 

L’on termine par la communion entre le public et ses joueurs.

 

Joie Lille

50 places pour Kev Adams à gagner !

Comme vous le savez, vous qui étiez présents pour Une Nuit à Makala 4, 50 places pour le spectacle de l’humoriste sont à gagner, pour s’excuser de son absence lors de cette soirée.

Pour en bénéficier, c’est très simple. Envoyez au mail ci-dessous votre place photographiée ou scannée, prouvant votre présence lors de la soirée. Les 50 premiers gagneront leur place pour le spectacle de Kev Adams le 13 mai prochain au Zénith de Lille.

 

Bonne chance à tous !

Revivez la soirée au Zénith en images !

Nous tenions une fois encore à remercier les artistes présents pour la bonne cause, ainsi que vous public venu en nombre soutenir les Orphelins de Makala.

L’on commence par quelques clichés des répétitions, avant le show programmé à 20 heures.

 

 

 

Des points presse étaient organisés. Voici quelques photos de ce moment.

 

 

 

Puis place au spectacle et aux très nombreux artistes et personnalités qui ont répondu présent. Merci, merci, merci encore !

 

« Je préfère fédérer qu’imposer »

En interview dans L’Equipe, Rio est revenu sur plusieurs sujets et notamment le concert qui aura lieu le 13 avril prochain, au Zénith de Lille. « C’est une lourde organisation, sans compter toutes les équipes du Zénith et de Live Nation. Et encore, c’est beaucoup plus carré cette année. J’ai passé nettement plus de temps sur les deux premiers concerts. J’étais à droit, à gauche, je passais des coups de fil, faisais de la promo. Je sais que cela m’avait été reproché. Du coup, ces deux dernières années, je suis sorti de tout ça. Même si c’est pour la bonne cause, il y a toujours des personnes qui diront ‘Il est blessé parce qu’il y a Makala’. On n’empêchera jamais les gens de parler. Mais je sais pourquoi je le fais, je ne regrette pas. Sur les trois dernières éditions, on a fait une moyenne de quatre mille à cinq mille personnes. Le concert représente la moitié des besoins de l’orphelinat, dont le budget annuel est de 130000€. On organise aussi un tournoi d’entreprises à Lille. Il y a aussi des dons personnels. Quarante enfants sont nourris, logés, éduqués. Ils ont de six à dix-huit ans. Je me rends sur place quatre à cinq jours en juin […] C’est important de retourner dans son pays d’origine, de le faire par rapport au nom de mon père, ce qu’il représente sur place. Cela replonge dans l’enfance. Mon père m’a inculqué l’amour du sport. J’étais tout le temps dans ses pattes et nous regardions tous les sports à la télé ».

 

Car s’il se sent pleinement français, le numéro 24 lillois ne renie pas ses origines. « Je n’oublie pas mes origines. Mais comme j’ai le contact facile avec les personnes, cela m’est arrivé, une fois, sur un terrain qu’un mec me dise ‘De toute façon, toi, tu es Blanc, tu parles bien. Tu es un Bounty’. Ça m’a choqué ! J’ai trouvé ça réducteur. Nous, les Noirs, n’avons pas le droit de savoir bien parler ? J’ai vécu des épisodes de racisme mais jamais on est venu me traiter de sale Noir »

 

Notre joueur a aussi confirmé son envie de devenir entraineur après sa carrière de joueurs professionnel. « J’aimerais bien devenir entraineur. Si je reste en France, je vais attaquer mes diplômes. Ça me tente. Il y a des contraintes. Déjà, en tant que capitaine, ce n’est pas évident de fédérer 25 mecs. Alors quand tu laisses quelqu’un sur le banc… Tu te dis qu’un entraineur ne peut pas plaire à tout le monde. On peut s’exposer à des nuits blanches. Mais c’est un risque que j’ai envie de prendre […] Quel type de coach je serai ? Il m’est arrivé de m’engueuler avec des joueurs. Parfois on n’est pas d’accord, mais je préfère fédérer qu’imposer ».

 

Justement, cette carrière de joueur pro, Rio la continue avec notamment son retour lors de la dernière rencontre de Ligue 1 samedi soir, face au Stade de Reims, Stade Pierre Mauroy. Une victoire 3-1 et trois points précieux.

 

Voici les stats de Rio, capitaine et jouant 90 minutes lors de cette rencontre.

 

66 ballons joués

14 ballons gagnés

9 ballons perdus

92% de passes réussies

3 coups francs tirés

1 faute subie

1 faute commise

 

La réaction après la victoire

LOSC-SDR(3-1): La réaction de Rio MAVUBA par LOSCTV